Les ateliers et stages proposés par Les Pixels de Janette s’inscrivent dans une approche de médiation culturelle fondée sur les pratiques audiovisuelles et numériques. Ils articulent réflexion théorique, expérimentation concrète et accompagnement de projets, en s’adaptant aux publics, aux contextes institutionnels et aux objectifs pédagogiques ou sociaux.
Entre 2022 et 2025, les membres de l'association ont animé des ateliers et stages auprès d’enfants, d’adolescent·es, d’adultes, de publics allophones, de personnes en formation ou en situation de vulnérabilité. Chaque dispositif est conçu sur mesure, en tenant compte du niveau de langue, des compétences numériques et du cadre dans lequel il s’inscrit.
Une méthode commune
Quel que soit le public, les ateliers reposent sur une structure modulable en quatre temps.
- Apports théoriques : Introduction au documentaire, à la narration, au graphisme et aux enjeux de fabrication des images.
- Préparation des projets : Écriture, élaboration d’interviews, storyboards, réflexion sur le point de vue et le récit.
- Tournage : Réalisation avec du matériel professionnel ou avec les smartphones des participant·es, afin de travailler sur des outils du quotidien.
- Montage et post-production : Initiation au montage sur DaVinci Resolve (version professionnelle gratuite), travail sur la construction du discours, le rythme et le sens.
Chaque participant·e est accompagné·e dans la réalisation d’un projet concret, individuel ou collectif.
Les ateliers selon les publics
Adultes, étudiant·es et milieu académique
Pour les adultes et les publics en formation, les ateliers mettent l’accent sur :
- la construction d’un regard critique sur les images,
- les techniques d’interview et de témoignage,
- la réalisation de formats courts (documentaire, portrait, teaser).
Ils peuvent s’inscrire dans des contextes universitaires, associatifs ou culturels, en lien avec des projets de recherche, de médiation ou de création.
Faites un stage chez Les Pixels de Janette, à vos risques et périls…
Tournage + montage : Kaïna Bär, stagiaire été 2025
« J’ai une biographie qui ressemble à rien » : Sarto, peintre suisse, nous raconte son histoire.
Montage : Alexia Paratte, stagiaire été 2025
Jeunes migrant·es et publics allophones
Les ateliers vidéo constituent un outil de médiation particulièrement pertinent pour des publics allophones ou en difficulté scolaire. L’image devient un espace d’expression alternatif, permettant de travailler :
- la narration de soi sans exposition directe (voix off, illustration, montage),
- l’apprentissage du français par le sous-titrage, la traduction et l’écriture,
- le développement de compétences numériques et audiovisuelles.
Ces dispositifs favorisent la reconnaissance des parcours de vie et la valorisation des expériences, tout en renforçant les liens au sein du cadre éducatif.
Dans une classe allophone, un jeune migrant, peinant à verbaliser son parcours, a choisi d’utiliser la caméra pour raconter son histoire. Sans apparaître à l’image, il a exprimé ses émotions à travers des illustrations, faisant de l’outil audiovisuel un espace d’expression et de protection.
Dans un autre projet, des élèves ont exploré la migration à travers l’interview d’un enseignant partageant une origine similaire, ouvrant un espace d’échange où expériences personnelles et réflexion collective ont pu se rencontrer.
Enfants
Les ateliers destinés aux plus jeunes privilégient une approche ludique et collective, tout en introduisant des notions structurantes de narration et d’image.
- Découverte du langage audiovisuel
- Travail d’écriture adapté à l’âge
- Réalisation de mini-métrages, bandes-annonces ou affiches de film
- Développement de la créativité et de la coopération
Dans le cadre scolaire, les ateliers s’articulent particulièrement bien avec les cours de français, en mobilisant l’écriture, la synthèse et l’oralité.
Hermione nous propose de l’aider à réaliser un film sur sa maman, directrice du centre Erminea… prise dans une boucle temporelle.
Mia-Lys se lance dans la réalisation de son premier mini-métrage d’horreur, réalisé avec sa peluche la plus effrayante : Mr frog.
Montage : Shaya Shahar, stagiaire été 2025
Publics en situation de vulnérabilité
(probationnaires, institutions sociales)
Dans des contextes sensibles, l’image est abordée comme un outil de reconnaissance plutôt que de représentation.
Les ateliers permettent :
- de travailler sur le récit de vie et le présent,
- de déplacer le regard porté sur les participant·es,
- de faire émerger une identité narrative positive.
Ces projets sont menés avec une attention particulière portée à l’éthique, au cadre institutionnel et au consentement.